Raphael GÉE
Head of Business Development @ made in ai
Head of Business developpement @made in ai | On transforme les PME/ETI grâce à l'IA | +1000 collaborateurs formés | Ex-industrie | Passionné d'innovation pragmatique | Lyon
Le Skill Claude qui rédige vos propositions commerciales
Construis un Skill Claude qui transforme tes transcriptions de rendez-vous en propositions commerciales structurées en moins de 45 minutes.
De 2h à 35 minutes : ce que fait un Skill bien construit
Tu sors d'un rendez-vous commercial. Le prospect a des besoins clairs, des contraintes identifiées, des engagements pris. Et toi, tu as une transcription brute, des notes éparses, et une propale à rendre dans 48h. Ce moment-là, tu le connais.
Pendant longtemps, j'y passais 2h. Rassembler les notes, structurer le document, vérifier la cohérence avec notre catalogue, soigner la charte graphique. Aujourd'hui : 30 à 45 minutes en moyenne sur mes dernières propales. Pas parce que je bâcle : parce que le Skill fait le gros du travail structurel, et moi je relis, j'affine, j'envoie.
Ce que tu vas construire ici : un Skill Claude qui transforme une transcription brute en proposition commerciale de 9 pages, structurée, charte graphique incluse, prête à relire.
Ce que la plupart ratent dès le départ
Un Skill, concrètement, c'est un dossier avec un fichier SKILL.md. En-tête YAML avec deux champs obligatoires : name et description. Et c'est là que tout se joue : la description est le déclencheur. Claude la lit pour décider quand charger le Skill.
Une description vague comme « aide commerciale » ne déclenche rien de fiable. Une description opérationnelle comme « transforme une transcription de rendez-vous commercial en proposition commerciale structurée » permet à Claude de charger le bon Skill au bon moment. La nuance est énorme en pratique.
Le principe derrière, c'est la divulgation progressive. Au démarrage, Claude ne charge que le nom et la description de chaque Skill. Le corps du SKILL.md n'est lu que si la tâche correspond. Conséquence directe : tu peux embarquer un modèle de propale complet, un catalogue d'offres, des exemples de formulations, sans alourdir chaque conversation.
Il connaît nos tarifs, nos offres, notre charte graphique. En fait, il connaît l'entreprise tout simplement. C'est une véritable compétence à part entière.
Le pipeline en 5 étapes : de la transcription brute à la propale signée
Le Skill suit un pipeline précis, dans l'ordre. Chaque étape a un rôle, et sauter une étape produit exactement le genre de propale que tu ne veux pas envoyer.
- 1Nettoyage : retirer les marqueurs d'hésitation, horodatages et répétitions. Conserver les tours de parole, car qui dit quoi engage la suite de la propale.
- 2Extraction : besoins exprimés, contraintes (budget évoqué, délais, décideurs présents), objections formulées, engagements pris. Règle absolue : un besoin non exprimé n'existe pas.
- 3Qualification : rattacher chaque besoin à une offre du catalogue fourni au Skill (fichier annexe offres.md). Si aucun rattachement n'est possible, le signaler plutôt que forcer.
- 4Rédaction : générer la propale selon le modèle annexe, en citant les formulations exactes du prospect quand elles existent. C'est ce qui fait qu'une propale sonne comme le rendez-vous.
- 5Contrôle : vérifier que chaque affirmation est traçable à la transcription ou au catalogue. Tout chiffre non traçable est retiré.
Conseil actionnable
L'étape 5 n'est pas optionnelle. C'est elle qui empêche le Skill d'inventer des chiffres de ROI ou des références clients absentes des matériaux. Une propale invérifiable, et le commercial perd la confiance du prospect en réunion.
La structure de la propale générée, section par section
La structure n'est pas négociable. C'est elle qui garantit que chaque propale reprend les mêmes éléments, dans le même ordre, avec la même charte graphique. C'est ça, la qualité standardisée.
- Contexte et enjeux : reformulation fidèle de la situation du prospect, avec 1 à 2 citations exactes du rendez-vous.
- Périmètre proposé : ce qui est inclus, ce qui est explicitement exclu. Les exclusions évitent la majorité des malentendus de cadrage.
- Livrables et planning : jalons datés, responsabilités réparties.
- Conditions : tarification issue du catalogue uniquement, modalités de paiement, durée de validité de l'offre.
- Prochaine étape : une seule action, datée. Un créneau de restitution proposé, pas une liste d'options.
Ce qui fait qu'une propale générée sonne juste, ce sont les citations exactes du prospect. Pas une reformulation édulcorée, pas une synthèse lissée. Les mots qu'il a utilisés, replacés dans le contexte. Le prospect se reconnaît. La propale devient une preuve d'écoute.
Le document ci-dessus détaille l'anatomie complète du Skill : frontmatter YAML, logique de divulgation progressive, fichiers annexes à brancher. C'est le point de départ pour construire le tien, appliqué à ton secteur et à tes offres.
Pourquoi tout mettre dans SKILL.md est une erreur
L'erreur classique : entasser le modèle de propale, le catalogue d'offres, les exemples de formulations et les instructions de rédaction dans un seul fichier SKILL.md. Le contexte explose. La qualité de rédaction chute. Claude commence à faire des compromis entre des instructions contradictoires.
La bonne architecture : SKILL.md contient les instructions impératives (extrais, rattache, rédige, et non « le Skill permet de... »). Le modèle de propale est un fichier annexe. Le catalogue d'offres est un autre fichier annexe. Claude ne charge ces fichiers que s'ils sont explicitement référencés et nécessaires.
Le cas dégradé que personne ne prévoit
Tu as eu un rendez-vous où le prospect n'a pas exprimé de besoin clair. La transcription est pauvre : beaucoup de généralités, pas d'engagement, pas de contrainte identifiée. Que fait le Skill ?
Si tu n'as pas prévu ce cas, il génère une propale vide ou, pire, une propale inventée. Les deux sont catastrophiques. La bonne instruction dans ton SKILL.md : si la transcription ne contient pas de besoin exprimé clair, produire un mail de relance avec les questions à poser, pas une propale.
Attention
Un Skill sans gestion du cas dégradé, c'est une propale inventée en attente d'être envoyée. Prévois l'instruction explicitement dans ton SKILL.md.
Ce que ça change concrètement dans le workflow
J'utilise Fathom lors de mes réunions pour récupérer la transcription. Je colle le compte-rendu dans Claude, je lui demande d'utiliser le Skill proposition commerciale, et 2 à 3 minutes plus tard j'ai un document de 9 pages : page de garde, présentation, livrables, conditions, prochaine étape.
Ensuite, je relis. Toujours. Je n'envoie pas à mes clients quelque chose que je n'ai pas relu. Mais cette relecture, sur une propale déjà structurée et cohérente, c'est une demi-heure de travail, pas deux heures de construction from scratch.
La prochaine étape : automatiser toute la chaîne
Ce qu'on fait aujourd'hui manuellement (coller la transcription, lancer le Skill, récupérer le document) peut être entièrement automatisé. Sur des solutions comme n8n, on peut imaginer un workflow qui récupère la transcription, la fait passer dans le Skill, et déploie le document dans un Drive créé à l'occasion d'un nouveau client entrant.
C'est un workflow que nous mettrons en place. Mais même sans automatisation, le gain est immédiat. Le Skill seul réduit le temps de traitement de manière significative. L'automatisation, c'est la couche suivante.
Conseil actionnable
Commence par le Skill seul. Maîtrise le pipeline, affine les instructions, calibre le catalogue d'offres. L'automatisation n8n vient après, quand tu sais exactement ce que le Skill doit produire.
Construire le tien : par où commencer
Le template disponible dans cette ressource est assez précis pour être copié-collé directement dans les compétences sur Claude. Il sera peut-être légèrement moins complet que celui qu'on utilise chez Made in AI, parce que notre Skill connaît exactement nos offres, nos tarifs, notre charte graphique. Mais la structure est là.
Ce que tu vas devoir ajuster : la description du Skill (opérationnelle, pas vague), le fichier offres.md avec ton catalogue réel, le modèle de propale avec ta structure et ta charte. Le reste (pipeline en 5 étapes, règle de traçabilité, gestion du cas dégradé), tu le gardes tel quel.
À retenir
La description du Skill est le seul endroit où tu ne peux pas être approximatif. Une description opérationnelle précise, c'est la différence entre un Skill qui se déclenche au bon moment et un Skill qui ne se déclenche jamais.
Si tu veux aller plus loin que le template
Le template te donne la structure. Ce qu'il ne peut pas faire : contextualiser le Skill sur ta réalité, tes offres, tes process, la manière dont tu mènes tes rendez-vous commerciaux, les formulations qui résonnent avec tes prospects.
Si tu veux qu'on construise ensemble un Skill adapté à ton secteur et à tes process, contacte-moi. On se cale un point, on regarde ce que tu as déjà, et on construit quelque chose qui tient sur la durée.
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