Raphael GÉE
Directeur Conseil & Formation at Miria
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Webinaire IA industrie : les 3 cas d'usage en vidéo et les skills à télécharger
Les trois cas d'usage du webinaire en vidéo, sur des fichiers réels, et les skills Claude prêts à glisser dans votre compte.
Le webinaire « IA pour l'industrie » s'est tenu le jeudi 10 septembre 2026 chez Miria. Trois cas d'usage ont été montrés en démo live sur de vrais fichiers de PME industrielles. Cette page rassemble les vidéos de ces démos et les skills Claude qui ont servi à les produire. Vous repartez avec les fichiers et les ressources complètes.
Pour qui : dirigeants et responsables de PME et ETI industrielles (chaudronnerie, soudage, mécanique), chargés d'affaires, directions industrielles. Prérequis : un compte Claude et un export de votre logiciel métier au format Excel. Rien d'autre. Pas de Power BI, pas de data engineer, pas de projet à six mois.
Le point de départ du cas d'usage 1
La logique d'ensemble : un fichier, un skill, un livrable
Les trois démos suivent la même mécanique. Vous partez d'un fichier que votre organisation produit déjà. Vous y ajoutez un skill, c'est-à-dire un fichier préconfiguré que vous glissez dans Claude et qui contient la commande, le cadrage et les garde-fous. Claude travaille, vous faites autre chose, et vous récupérez un livrable exploitable.
L'intérêt du skill, c'est qu'il est réutilisable. Le mois suivant, vous reprenez le même fichier préconfiguré avec le nouvel export, sans réécrire le prompt. C'est la différence entre une démo sympa et un usage industrialisable. Tous les skills présentés pendant le webinaire sont donnés dans le hub de ressources.
Cas d'usage 1 : transformer un export GPAO en tableau de bord interactif
Le fichier de départ, c'est un suivi d'affaires. Beaucoup de PME industrielles travaillent encore sur Excel ; d'autres ont un CRM, d'autres mixent avec l'ERP. Le résultat est le même : un fichier avec les numéros d'affaires, le client, le secteur, le site, le chargé d'affaires référent, l'objet, le devis, les heures, les achats, tout ce qui touche au soudage.
Ce fichier, je l'ai glissé tel quel dans Claude avec le skill, et j'ai demandé ceci : « export de notre GPAO janvier à août, les affaires, les heures pointées, les achats, les non-conformités, je veux un tableau de bord que j'ouvre et que je clique le lundi matin pour avoir un aperçu de toute mon activité ». Aucun nettoyage préalable du fichier. Aucune reformulation de colonne.
La requête prend environ 4 minutes. Pendant que Claude travaille sur votre Excel, vous rédigez vos mails ou vous traitez ce qui est plus urgent. À l'arrivée : une interface entièrement interactive construite sur le contenu de vos Excels, avec les graphiques, les étapes de raisonnement visibles, un résumé exécutif, puis le dashboard. On aurait pu le faire sur Power BI. On l'a tous fait, et on sait que c'est long à mettre en place.
Le déroulé exact de la démo, dans l'ordre où vous pouvez le refaire
Le filtre par chargé d'affaires est le test le plus rapide pour juger un dashboard sorti d'un export. Pendant la démo, en sélectionnant Sonia, tout restait parfaitement cloisonné à son activité. C'est ce que vous regardez en premier avant de montrer quoi que ce soit à votre comité de direction.
Les garde-fous, sinon le livrable est joli et faux
Le modèle peut inventer. C'est le point sur lequel j'ai insisté en live, parce que c'est celui qui décide si vous pouvez diffuser le livrable en interne ou pas. Si vous lui demandez explicitement de ne pas inventer, ça pose des garde-fous et ça évite ce risque. La consigne est dans le skill, vous n'avez pas à y penser à chaque fois.
Le second garde-fou est plus intéressant. Le livrable ne se contente pas de sortir des indicateurs : il indique aussi les points de vigilance et ce que le fichier ne dit pas. Un export de GPAO a des trous, des heures non pointées, des achats rattachés à la mauvaise affaire. Un dashboard qui ne mentionne pas ces trous vous fait prendre des décisions sur du vide.
Un tableau de bord qui ne dit pas ce que le fichier ne dit pas est un tableau de bord que vous ne pouvez pas présenter en comité.
Cas d'usage 2 et 3 : le CCTP rendu lisible, les devis comparés
Le cas d'usage 2 part d'un CCTP ou d'un appel d'offres et le transforme en interface lisible, simple, presque évidente à parcourir. La même mécanique vaut pour d'autres documents longs, dès qu'il faut faire ressortir vite les exigences et les points de vigilance. Le cas d'usage 3 compare des devis de type RFQ dans une interface claire, pour arbitrer plus vite sur les délais, les prix et les éléments à surveiller. Dans les deux cas, ce qu'il faut observer en vidéo, c'est le document brut au départ, la commande, et le livrable qui sort.
Ce que vous regardez dans ces vidéos si vous avez vingt minutes
Ne cherchez pas la prouesse technique. Regardez trois moments précis. Le fichier d'entrée, pour vérifier qu'il ressemble aux vôtres. Le moment où la commande est formulée, parce que c'est là que tout se joue. Et la sortie, pour juger si vous la montreriez telle quelle à votre directeur industriel.
Si le fichier d'entrée de la démo ne ressemble pas du tout à ce que produit votre logiciel métier, le skill reste utilisable, mais vous devrez préciser dans votre commande ce que contiennent vos colonnes. C'est le seul ajustement que je vois revenir chez les PME industrielles que j'accompagne.
L'objection qui revient : « mes fichiers sont trop sales pour ça »
C'est l'objection numéro un, et elle part d'une bonne intuition : quinze ans de saisie libre dans un Excel de suivi d'affaires, ça laisse des traces. Sauf que la démo du 10 septembre s'est faite sur un export tel qu'il sort du logiciel métier, sans passage de nettoyage. Le fichier n'a pas été préparé pour la scène.
La vraie conséquence d'un fichier bancal est l'allongement de la section « ce que le fichier ne dit pas ». C'est précisément cette section que vous voulez lire avant d'arbitrer sur une marge. Sur les missions que je pilote en chaudronnerie et en mécanique, cette section sert souvent de première liste de travaux sur la qualité des données.
Les skills à récupérer et à glisser dans votre compte
Tous les skills montrés pendant la session sont donnés, avec les ressources associées. Vous les trouvez dans le hub Miria dédié à ce webinaire. Vous téléchargez le skill, vous le déposez dans votre compte Claude, et vous rappelez la compétence au prochain export.
Questions posées pendant la session
Q01Il faut Power BI en plus ?
Non. Le livrable sort directement interactif, avec ses graphiques. On aurait pu passer par Power BI, et on l'a tous fait un jour : on sait que c'est long à mettre en place. Ici la mise en forme est incluse dans la sortie.
Q02Combien de temps dure la génération ?
Sur la démo du cas d'usage 1, quelques minutes. C'est du temps pendant lequel vous faites autre chose, pas du temps devant l'écran à surveiller une barre de progression.
Q03Comment j'évite que le modèle invente des chiffres ?
Vous le lui interdisez explicitement, et la consigne est déjà dans le skill. Le modèle peut inventer ; quand on lui dit de ne pas le faire, ça pose des garde-fous et ça évite ce risque. Vérifiez ensuite la section qui liste ce que le fichier ne dit pas.
Q04Mon suivi d'affaires est dans un CRM, pas dans un Excel.
Beaucoup de PME industrielles mixent Excel, CRM et ERP. Ce qui compte, c'est l'export : dès qu'il sort en Excel avec vos affaires, vos heures et vos achats, la mécanique de la démo s'applique.
Q05Je peux montrer le résultat à mes chargés d'affaires sans qu'ils voient les autres portefeuilles ?
C'est exactement le filtre testé en live. En sélectionnant un chargé d'affaires, son activité restait cloisonnée. Faites le test vous-même sur votre premier livrable avant toute diffusion interne.
Par quoi commencer cette semaine
- 1Regardez la vidéo du cas d'usage 1 en entier, en gardant l'œil sur le fichier d'entrée.
- 2Téléchargez les skills depuis le hub et déposez le premier dans votre compte Claude.
- 3Rejouez la démo sur votre propre export, sans le nettoyer, pour voir ce que votre fichier dit et ce qu'il ne dit pas.
- 4Refaites-le le mois suivant avec le même skill : c'est là que vous mesurez ce que l'industrialisation change pour vous.
Vous voulez qu'on passe votre propre export GPAO dans le skill, en direct, sur votre fichier ?
Ce que la session a montré, au fond
Le 10 septembre, on a quitté la démo sympa pour entrer dans un usage ultra concret : un export de GPAO glissé dans Claude, quelques minutes d'attente, et un tableau de bord interactif avec ses points de vigilance et ses trous assumés. Le skill qui a produit ce livrable est dans le hub, et il ressortira à l'identique au prochain export. Et on en refait un dans deux semaines : envoyez-moi un message si ça vous intéresse.
Raphael Gée, directeur conseil et formation chez Miria
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